jeudi, février 23, 2006

Quand lolo se decarcasse

(Les kuras de Kurashiki by Night)

Pieds de plomb ce matin pour sortir du lit... C est que je viens de me faire reveiller par les monstrueuses gouttes de pluie percutant la fenetre. Ca annonce le programme du jour: adieu le doux reve d enfin voir l un des trois grands jardins du Japon sous le soleil. Pourtant pas faute d essayer... A Kanazawa le jardin Kenroku-en etait balaye par une avalanche de neige. Cette fois le Koraku-en d Okayama doit etre noye sous les trombes d eau. Vais je donc succomber a l obligation d acheter un de ces affreux chat en plastique faisant aller leur patte dans le vide et cense porter chance ? Je sais pas si vous materialisez le comble du kitsh japonais mais si l un d entre vous est decu par son crin de doudou il est encore temps de me passer commande !

Ceci etant dit je me suis quand meme decide a parcourir les ruelles de Kurashiki, celebre pour ses kuras transformees en petites boutiques et restaurants (du latin kur-kurae signifiant l entrepot, n est-pas...). Elles sont attractives ces maisons blanches sobrement decorees de carreaux noirs et vetues des toujours fameuses vitres japonaises, c-a-d recouvertes d un treillis de bois. Harmonieusement reparties le long du canal, elles se devoilent pleinement a l aurore, quand les lampions publics et les estomacs sur pattes viennent leur donner un peu de couleur et de vie.
Aaah que la vie est paisible... en appearence car "a quoi ca sert que Lolo y se decarcasse" si il arrive plus a faire partager sa balade ! Et oui, des articles qui s accumulent dans mon carnet de voyage, des photos a n en plus finir... Il fallait bien me decharger de tout ca, en jouant avec les moyens du bord. Donc, un passage par la bibliotheque municipale pour profiter des malheureuses 30 minutes d internet mises a ma disposition. Juste le temps de mettre en ligne les photos. Ensuite, hop j embarque dans un bus direction la gare et le 9eme etage d un hotel pour me reconnecter sur la toile et publier les derniers textes.
Je vous presente toutes mes confuses pour les images fantomes sans titres ni commentaires mais la vieille becane de l hotel est tout juste bonne a servir de tabouret. Ca devrait etre en ordre tres bientot.
Ce soir, retour a l hotel fantome par le chemin le plus court et le plus approprie: le cimetiere. On peut pas trouver plus sympa comme court-circuit !