Sur l ile aux enfants
Plus les jours passent et plus je file bon train (c est de toute evidence l expression ideale) vers le Sud du pays. En route pour Hiroshima je me suis laisse aller a gambader dans un petit village de pecheur appelle Tomo-no-Ura.
Aujourd hui, grand changement: c est journee Top less les gars ! Alors que je suis en permanence entre un layer 3 et 4 (T-shirt, pull, polaire, gore-tex), today je laisse tomber le haut et me contente d un petit t-shirt. Sous le soleil, c est fevrier et je fais ce qu il me plait.
A 5 minutes a peine en bateau et faisant face a Tomonoura se trouve l ile de Sensui-jima, grande comme un timbre poste et lieu propice pour un tour du proprietaire: De grandes plages desertes, des collines verdoyantes tachees de fleurs jaunes et roses. "Dites-donc vous: une ile, des couleurs printanieres, un grand gamin heureux dessus,... vous m auriez pas parachute sur l ile de Kazimir ??" Ah quand je vous dis depuis hier que ca sent bon les vacances et le printemps. La preuve, j ai vu mon premier cerisier en fleurs avec des abeilles pas loin de l overdose de pollen ! ET dire qu il y a 2 semaines j etais entrain de me demander si le bus allait pas se faire bouffer tout cru par une avalanche.
A Tomonoura, au travers de ruelles en pierres et au detour de vieilles batisses reconverties en poissoneries ou ship-chandler on y rencontre encore des locaux tres acueillants. Ainsi cette dame m accostant un premiere fois, toute interessee de rencontrer l etranger de passage, mais ne pouvant trouver les mots, s en ira un instant avant de revenir de plus belle en me demandant mon age dans un anglais hesitant. "Vous etes jeune" me dit-elle, "moi j ai 64 ans. Je suis ne et je finirai dans ce village". Et elle s en va en me remerciant de visiter son pays. Etrange de penser qu elle fait partie de la "generation Hiroshima" et qu a quelques kilometres pres, son sourire se serait eteint a l age de 3 ans...
Aujourd hui, grand changement: c est journee Top less les gars ! Alors que je suis en permanence entre un layer 3 et 4 (T-shirt, pull, polaire, gore-tex), today je laisse tomber le haut et me contente d un petit t-shirt. Sous le soleil, c est fevrier et je fais ce qu il me plait.
A 5 minutes a peine en bateau et faisant face a Tomonoura se trouve l ile de Sensui-jima, grande comme un timbre poste et lieu propice pour un tour du proprietaire: De grandes plages desertes, des collines verdoyantes tachees de fleurs jaunes et roses. "Dites-donc vous: une ile, des couleurs printanieres, un grand gamin heureux dessus,... vous m auriez pas parachute sur l ile de Kazimir ??" Ah quand je vous dis depuis hier que ca sent bon les vacances et le printemps. La preuve, j ai vu mon premier cerisier en fleurs avec des abeilles pas loin de l overdose de pollen ! ET dire qu il y a 2 semaines j etais entrain de me demander si le bus allait pas se faire bouffer tout cru par une avalanche.
A Tomonoura, au travers de ruelles en pierres et au detour de vieilles batisses reconverties en poissoneries ou ship-chandler on y rencontre encore des locaux tres acueillants. Ainsi cette dame m accostant un premiere fois, toute interessee de rencontrer l etranger de passage, mais ne pouvant trouver les mots, s en ira un instant avant de revenir de plus belle en me demandant mon age dans un anglais hesitant. "Vous etes jeune" me dit-elle, "moi j ai 64 ans. Je suis ne et je finirai dans ce village". Et elle s en va en me remerciant de visiter son pays. Etrange de penser qu elle fait partie de la "generation Hiroshima" et qu a quelques kilometres pres, son sourire se serait eteint a l age de 3 ans...
Je ferme la parenthese et je reviens sur ce magnifique petit port dont la majorite de la prise est transformee en snack par une fabrique locale. J ai pris des chips au poisson pour l apero du soir. Tout bon pour avoir une haleine a deterrer les morts... A Hiroshima je prendrai pas un raccourci par le cimetiere avec ca. Ouais bon elle est facile celle la.
Tiens avant de vous laisser, cette petite histoire sympa. Avant d embarquer dans un train, j ai pris l habitude de demander a l accompagnateur si on va bien aller dans la direction que je veux (pour eviter de partir en sens inverse comme c est deja arrive!). Et bien un peu avant mon arret de Fukuyama, j ai vu ce brave gars, a qui j avais demande confirmation sur le quai, traverser tous les wagons en courant pour s assurer que j allais bien descendre a destination. No comment, comme sur euronews.


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